Lucas Hernandez refait parler de lui, mais cette fois loin des pelouses de Ligue 1 ou de la Ligue des Champions. Le défenseur du Paris Saint-Germain, freiné par une grave blessure et concurrencé dans la hiérarchie de Luis Enrique, vient de signer un contrat d’image majeur avec la marque de luxe Bentley. Une nouvelle page s’ouvre pour l’international français, entre ambitions sportives et engagements marketing.
Un retour compliqué après blessure et une hiérarchie bousculée au PSG
L’aventure de Lucas Hernandez avec le PSG avait pourtant démarré sous les meilleurs auspices. Arrivé à l’été 2023 pour 45 millions d’euros en provenance du Bayern Munich, le champion du monde 2018 s’était rapidement imposé comme un cadre de la défense rouge et bleu, formant une charnière centrale solide avec Marquinhos. Ses performances sur la première moitié de saison 2023-2024 rassurent alors Luis Enrique, qui mise sur son expérience et sa rigueur défensive pour équilibrer un effectif en mutation.
Mais tout bascule le 1er mai 2024. Titulaire au Signal Iduna Park lors de la demi-finale aller de Ligue des champions face au Borussia Dortmund (0-1), Lucas Hernandez est victime d’une rupture du ligament croisé antérieur du genou gauche. Résultat : fin de saison prématurée, absence de l’Euro 2024 et un retour retardé dans une équipe en pleine évolution.
Entretemps, Willian Pacho arrive dans la capitale pour renforcer l’axe défensif. L’Équatorien impressionne Luis Enrique par sa sérénité et sa puissance, reléguant Hernandez au rôle de joker défensif. Conséquence directe : si l’ex-Munichois conserve la confiance de Didier Deschamps en équipe de France, il peine à retrouver un statut majeur dans le collectif parisien.
Bentley : un nouveau terrain de jeu pour Lucas Hernandez
Conscient de ce contexte délicat, Lucas Hernandez choisit d’investir un autre terrain, celui du marketing sportif. Sur ses réseaux sociaux, le joueur a annoncé devenir ambassadeur officiel de Bentley Paris, prestigieuse filiale de la marque automobile britannique appartenant au groupe Volkswagen. Une décision ambitieuse révélatrice des nouvelles orientations du joueur, en quête de projets en dehors du rectangle vert.
« Je suis vraiment très fier d’être l’ambassadeur de Bentley Paris ! L’histoire ne fait que commencer ! Le meilleur reste à venir… », a-t-il déclaré (source : compte Instagram officiel de Lucas Hernandez).
Ce partenariat, pensé sur le long terme, implique plusieurs projets conjoints entre le défenseur et la marque automobile. Il pourrait notamment inclure des campagnes publicitaires, des apparitions lors d’événements haut de gamme, et peut-être même une collaboration autour d’une série limitée de véhicules siglés Hernandez.
Petite ironie de l’histoire : au moment même où il rejoint Bentley, Hernandez roule actuellement à bord d’une Rolls Royce Spectre Mansory, véhicule d’exception issu d’un concurrent direct de Bentley. Cette situation pourrait l’obliger à revoir ses préférences automobiles pour être en accord avec son nouveau rôle.
Un contrat lucratif, mais à quel prix sportif ?
Le rôle grandissant du marketing chez certains joueurs interroge souvent sur leur degré de concentration sur le terrain. Dans le cas d’Hernandez, la cohabitation avec Bentley arrive alors même qu’il n’était pas sur la feuille de match du PSG lors de la dernière journée de Ligue 1 à San Mamés, purgeant le premier de ses trois matchs de suspension après un coup de coude sur Xavi Simons contre Tottenham.
Cette parenthèse extra-sportive pourrait-elle affecter son retour en grâce sur le terrain ? Ce tournant intervient à un moment clé pour le PSG, qui vise un triplé Coupe – Championnat – Ligue des Champions cette saison. Luis Enrique devra trancher sur son utilisation à la reprise de sa suspension, d’autant plus que la concurrence en défense centrale s’est durcie, avec la montée en puissance de jeunes talents et la régularité de Pacho.
Si Lucas Hernandez ne lâche rien sportivement, ce nouveau contrat peut aussi se lire comme une stratégie de positionnement personnel sur le long terme. À 29 ans, il prépare peut-être déjà sa reconversion ou cherche simplement à diversifier ses activités dans une période d’incertitude sportive. Reste à voir si ce virage extra-football le fera rebondir… ou décrocher définitivement dans la hiérarchie du PSG.