Au terme d’une finale de Coupe Intercontinentale épique face à Flamengo, le PSG a décroché un nouveau trophée dans une ambiance électrique à Doha. On décrypte les performances individuelles des Parisiens, entre héros de la séance de tirs au but et déceptions inattendues.
Une performance historique du PSG… portée par un Safonov monumental
Pour cette finale au Stade Lusail de Doha, là où Lionel Messi avait triomphé en 2022, le Paris Saint-Germain voulait marquer l’histoire — et surtout réaliser le sextuplé historique. Mission réussie, mais tout ne fut pas simple face à une coriace équipe de Flamengo. Et s’il y en a bien un qui a crevé l’écran, c’est le gardien russe Matveï Safonov. Auteur d’une prestation XXL (9,5/10), il a été le véritable sauveur en sortant pas moins de quatre tirs au but. Rarement un portier n’a autant marqué une finale sur une si courte période. Jeux au pied parfois sous pression, mais jamais pris à défaut. Son match rejoint déjà la légende du club.
Derrière lui, la défense a montré deux visages. Si Willian Pacho (7,5/10) a rayonné dans la lecture des trajectoires et le duel, Marquinhos (4,5/10) a vécu une soirée contrastée. Auteur d’un penalty évitable, il a par la suite tenté de se rattraper, sans totalement rassurer. À gauche, Nuno Mendes (6,5/10) a tenu son rang physiquement malgré un match intense, tandis que WZE, alias Warren Zaïre-Emery (7,5/10), a une nouvelle fois brillé par son activité incessante, notamment dans les prolongations où il a apporté une vraie décharge d’énergie.
Un milieu en manque d’impact, une attaque en demi-teinte
Dans la zone centrale, les Parisiens n’ont pas vraiment dominé. Vitinha (5/10), souvent métronome de l’équipe, a été perturbé par le pressing brésilien, sans vraiment réussir à imposer son tempo. Même constat pour Fabian Ruiz (5/10), moins influent avec même une erreur grossière évitée de peu par la VAR. En revanche, João Neves (6/10) a tenté d’exister offensivement avec quelques frappes et phases de transition intéressantes.
Du côté de l’attaque, l’absence d’un leader offensif comme Mbappé se fait ressentir — même si Khvicha Kvaratskhelia (5,5/10) a eu le mérite de marquer un but opportuniste suite à une erreur de Rossi. Mais le Géorgien a vite été éteint par la défense carioca. Désiré Doué (4,5/10) a connu plus de bas que de hauts malgré sa passe décisive. Son remplaçant, Ousmane Dembélé, a malheureusement tout raté en fin de match, jusqu’à son tir au but mal ajusté.
Enfin, l’entrée de Bradley Barcola a démontré de l’envie et de la percussion, sans pour autant peser véritablement sur la rencontre. Quant à Kang-In Lee, blessé prématurément, il laissait entrevoir un match prometteur avant sa sortie contrainte. Son remplaçant Mayulu est resté discret.
Ce que cette finale dit du PSG version 2025
Cette victoire, si elle s’est avérée spectaculaire dans sa conclusion, met en lumière la nature hybride de ce Paris Saint-Germain : une armada ultra-talentueuse défensive et un gardien de classe mondiale, mais encore en rodage côté animation offensive sans Mbappé. Safonov s’impose comme le taulier de la saison – son Euro réussi avec la Russie l’avait déjà annoncé – et des jeunes comme Zaïre-Emery ou Pacho confirment qu’ils sont là pour rester au plus haut niveau.
Le PSG 2025 navigue entre promesses et ajustements. Si l’objectif est la Ligue des champions, ce genre de finale tendue prouve que physiquement et mentalement, ce groupe a du répondant. Reste à (re)trouver une régularité offensive pour prétendre à l’Europe. En attendant, la Coupe Intercontinentale vient orner un palmarès qui prend des airs de vitrine de musée. Paris continue d’écrire l’histoire.