Le Paris Saint-Germain continue de marquer l’histoire. Une semaine seulement après avoir remporté la Supercoupe de France, le club de la capitale s’est adjugé la Coupe Intercontinentale 2025 au terme d’une finale haletante face au Flamengo Rio de Janeiro. Un match intense, une séance de tirs au but irrespirable… et une performance XXL du gardien Matvey Safonov qui redistribue (encore) les cartes au sein de l’effectif parisien. Luis Enrique, fidèle à lui-même, a préféré refroidir le débat dans des termes… bien piquants.
Un sixième trophée sous l’ère Luis Enrique
Engagés dans leur première Coupe Intercontinentale, format récemment relancé par la FIFA pour opposer le vainqueur de la Ligue des Champions au champion de la Copa Libertadores, les Parisiens se sont imposés mercredi soir à Doha face à Flamengo (1-1, 5-4 tab). Un succès à la fois symbolique et concret : il s’agit du sixième trophée de l’ère Luis Enrique en moins de 18 mois. Un bilan rare, même pour un club de la stature du PSG, qui place le technicien espagnol au cœur du projet parisien.
Dans une rencontre très disputée, Paris avait parfaitement entamé la partie, contrôlant le jeu et imposant son pressing comme l’a souligné Luis Enrique en conférence d’après-match : « On a fait une très bonne première mi-temps, on l’a bien contrôlée, on a su presser notre adversaire » (source : conférence d’après-match FIFA TV).
Mais Flamengo n’a pas lâché. Les Brésiliens sont revenus plus conquérants en seconde période, jusqu’à obtenir un penalty transformé avec sang-froid. Le match s’est ensuite équilibré, et c’est finalement aux tirs au but que tout s’est joué. Un terrain devenu, depuis quelques mois, un jardin pour le PSG version Enrique…
Safonov monumental, Chevalier sous pression ?
Il restera dans les mémoires comme le héros de cette finale : Matvey Safonov, impérial dans sa cage, a dégoûté les tireurs brésiliens avec pas moins de quatre arrêts. Du jamais-vu dans une finale de ce niveau. De quoi relancer inévitablement la question de la hiérarchie dans les buts entre Lucas Chevalier, titulaire depuis le début de saison, et Safonov, jusque-là considéré comme numéro deux.
Interrogé sur ce point par les journalistes en zone mixte, Luis Enrique n’a pas mâché ses mots : « Vous pensez que c’est le moment de parler de ça, vraiment ? C’est le moment de fêter ce trophée, et de féliciter tout le monde » (source : conférence FIFA TV). Une punchline sèche mais révélatrice de l’état d’esprit du technicien espagnol, concentré sur l’état du collectif plus que sur les polémiques individuelles.
Pour autant, difficile d’imaginer que cette performance spectaculaire n’aura aucun impact sur les futurs choix du banc parisien. Le débat est relancé, et la prochaine rencontre – en Coupe de France – pourrait apporter un nouvel indice sur les intentions d’Enrique. Plus globalement, cette concurrence pourrait bien inspirer un état d’émulation bénéfique à l’équipe, à l’approche des phases éliminatoires de Ligue des Champions.
Objectif : continuer à gagner
« Six trophées, ce n’est pas mal ! », a glissé Luis Enrique dans un sourire, en quittant la pelouse du stade de Doha. Plus qu’un clin d’œil, c’est presque une promesse : le PSG ne compte pas s’arrêter là. Avec la Coupe de France à jouer avant une pause hivernale bien méritée, et surtout une Ligue des Champions qui reste l’obsession majeure à conquérir, les ambitions sont hautes.
Cette victoire contre un Flamengo accrocheur confirme la dynamique actuelle d’un PSG qui a trouvé une stabilité collective et une mentalité conquérante. La gestion humaine du groupe par Luis Enrique, sa capacité à éteindre les controverses et à recentrer son effectif sur l’essentiel expliquent sans doute cette montée en puissance constante depuis le départ de Kylian Mbappé, aujourd’hui au Real Madrid.
En 2025, Paris avance, porté par un projet plus large que les individualités. Et tant que les trophées continuent de tomber, les débats resteront secondaires. Le prochain rendez-vous est fixé : la Coupe de France, ultime cap avant un printemps européen crucial.