La magie de la Coupe de France a encore frappé lors du tirage au sort des 16es de finale. Le PSG affrontera le Paris FC dans un derby très attendu, tandis que l’Olympique de Marseille se déplacera sur la pelouse du Petit Poucet normand, Bayeux (R1). Mais si l’affiche promet un conte de fées pour le club amateur, l’horaire prévu fait déjà polémique.
Une programmation en semaine qui interroge
Le choc entre Bayeux et l’OM, initialement attendu en week-end, se jouera finalement le mardi 13 janvier 2025 en soirée, selon les dernières indications de la Fédération française de football (source : FFF.fr). Quant au PSG, il est programmé pour le lundi 12 janvier face au Paris FC. Ce report en milieu de semaine découle directement du Trophée des Champions, qui oppose le PSG à l’OM au Koweït le jeudi 8 janvier 2025.
Un tel choix logistique pose question : faut-il sacrifier l’expérience magique des petits clubs pour des impératifs de calendrier ? Organiser des matches en semaine signifie souvent moins d’affluence, un impact économique plus faible pour les clubs amateurs et une fête populaire en demi-teinte. Pour Bayeux, cette nouvelle a immédiatement été perçue comme une « douche froide » par les supporters locaux, comme le relaie le site Onze Mondial.
PSG vs Paris FC : un derby parisien sous pression
De son côté, le PSG jouera donc au Stade Charléty contre le Paris FC le lundi 12 janvier. Une rencontre piège, tant sur le plan sportif que logistique, seulement quatre jours après un long déplacement au Moyen-Orient pour affronter l’OM dans le cadre du Trophée des Champions. L’enchaînement pourrait peser pour les hommes de Luis Enrique, même si le staff parisien envisage déjà une rotation d’effectif consciente pour ce match de Coupe.
Mais cette programmation peut-elle vraiment freiner les ambitions parisiennes ? Le PSG, qui s’est fixé comme objectif de remporter la Coupe de France après son élimination en demi-finale l’an dernier face à Nantes, pourrait miser sur son banc de qualité. Et avec des joueurs comme Warren Zaïre-Emery, Bradley Barcola ou Gonçalo Ramos en forme, Paris garde toutes ses chances d’éviter le piège d’un Paris FC toujours dangereux dans ce genre de confrontations.
Un impact direct sur l’équité et la visibilité
La question centrale de cette programmation reste celle de l’équité sportive. En faisant jouer des affiches impliquant de petits clubs amateurs en semaine, la FFF limite leur chance d’exister pleinement sous les projecteurs. Dans le cas de Bayeux, l’absence d’un créneau en prime time le week-end prive la ville d’un retentissement crucial, aussi bien sur le plan médiatique qu’économique.
Côté PSG, bien que l’enjeu soit moins émotionnel, la programmation pourrait devenir un casse-tête pour Luis Enrique. Enchaîner un déplacement au Koweït avec un match de coupe 96 heures plus tard nécessite une gestion minutieuse des états de forme, surtout en janvier, période où les blessures et la fatigue s’accumulent.
Si cette réorganisation sert les intérêts de la vitrine Trophée des Champions à l’international, elle fragilise l’un des piliers historiques du football français : l’esprit Coupe de France, où tout le monde joue à armes égales. Ce nouvel exemple montre que la logique commerciale prend décidément de plus en plus le pas sur l’aspect sportif et populaire.
Calendrier resserré, ambitions inchangées
Malgré ces embûches, le PSG reste largement favori face au Paris FC. Mais enchaîner deux chocs régionaux et un match international dans un laps de temps aussi court rappelle combien le calendrier hivernal est devenu infernal pour les clubs européens ambitieux. Tandis que l’OM devra aussi gérer l’émotivité du match à Bayeux, les deux géants français restent engagés dans la course aux titres nationaux et continentaux. Pour le PSG, cette Coupe de France reste un objectif très clair, d’autant plus en 2025, année charnière post-Mbappé.