À la veille d’un match décisif pour la qualification du Maroc à la CAN 2025 contre la Zambie, Achraf Hakimi fait de nouveau parler de lui. Blessé depuis plusieurs semaines, resté sur le banc lors des deux premières rencontres, le latéral droit du PSG est enfin prêt à faire son entrée. Mieux encore : Walid Regragui l’a confirmé en conférence de presse. Mais au-delà du retour sportif, Hakimi a profité de sa prise de parole pour adresser un message clair aux supporters marocains et glisser quelques mots sur son ami Kylian Mbappé – désormais au Real Madrid.
Le retour d’un pilier : Regragui compte sur Hakimi
Lors de sa dernière conférence de presse, Walid Regragui n’a pas mâché ses mots pour souligner l’importance du retour d’Hakimi : « Achraf Hakimi jouera demain. Ce sera son premier match à la CAN 2025 », a-t-il déclaré. Blessé aux adducteurs avant le début de la compétition, l’arrière droit du PSG n’était jusqu’à présent pas entré en jeu dans les matchs contre la RD Congo (1-1) et la Tanzanie (2-0). Pourtant, dans l’esprit du sélectionneur comme dans celui des supporters, il reste une pièce maîtresse du dispositif marocain.
Regragui persiste et signe : « Les autres ont fait le job, mais on a fait deux matches sans notre Ballon d’Or africain, notre capitaine. Est-ce qu’on sera différents avec lui ? Certainement ! » Des propos qui confirment que Hakimi fait plus que compléter l’équipe : il l’incarne. Et son retour face à la Zambie pourrait changer la dynamique du tournoi pour les Lions de l’Atlas.
Aux supporters, Hakimi demande plus de respect
Mais au-delà du rectangle vert, Hakimi a tenu à réagir sur un autre front : celui des tribunes. Déjà au cœur des discussions sur ses performances avec le PSG ces dernières semaines, le défenseur s’est exprimé avec franchise sur l’attitude d’une partie des supporters marocains, qu’il trouve injustement critiques. « Je n’ai pas beaucoup aimé ce qui s’est passé à la mi-temps des deux premiers matches. Ce n’est pas normal que les supporters sifflent. On a besoin d’eux », a-t-il déclaré. Un ton direct, mais révélateur de son leadership en sélection comme en club.
Son message est clair : au Maroc comme au Parc des Princes, le soutien du public reste un levier essentiel pour performer. Lui qui, au PSG, est souvent l’un des joueurs les plus actifs sur son flanc droit, sait combien la pression populaire peut galvaniser… ou freiner. Et en pleine compétition continentale, le timing n’a rien d’un hasard.
Un clin d’œil à Mbappé… depuis le Real Madrid
Parmi les personnalités présentes dans les tribunes lors du dernier match du Maroc, un visage bien connu des supporters parisiens : Kylian Mbappé. Celui qui évolue aujourd’hui sous les couleurs du Real Madrid était venu soutenir son ami et ancien coéquipier. Une visite que Hakimi a largement appréciée : « Mbappé aime beaucoup le Maroc. Il vient ici souvent. Il a aimé notre équipe et il a dit qu’on pouvait gagner cette CAN ».
Un témoignage qui illustre les liens forts entre les deux hommes, même séparés géographiquement depuis le départ de Mbappé du club parisien à l’été 2024. Et si l’influence de la superstar française s’est éloignée du vestiaire du PSG, celle d’Hakimi n’a jamais été aussi centrale, tant à Paris qu’en sélection. Le Maroc a besoin de lui sur la pelouse, et ses paroles confirment qu’il est aussi un relais stratégique en dehors.
Quel impact pour la suite de la saison au PSG ?
Le retour d’Hakimi en sélection est une excellente nouvelle pour le PSG, même si le staff francilien surveillera de près son temps de jeu sur cette CAN 2025. Luis Enrique peut difficilement se passer d’un joueur aussi décisif dans son schéma hybride, qui demande à ses latéraux une implication constante dans la construction offensive. Revenu solide physiquement, Hakimi devrait revenir au Camp des Loges dans une dynamique positive… à condition d’éviter toute rechute.
Dans la course au titre en Ligue 1 comme en Ligue des champions, où le PSG affrontera Manchester City en huitièmes de finale, le retour d’un Hakimi en pleine possession de ses moyens pourrait peser lourd. Jusqu’ici, la gestion d’Enrique a été maîtrisée – notamment en intégrant Carlos Soler ou Zaire-Emery dans des rôles plus défensifs. Mais le retour de la vraie référence à droite est attendu avec impatience.