OM affaibli avant le Trophée des Champions : une aubaine pour le PSG ?

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par Maxime Nauzit

À moins d’une semaine du très attendu Trophée des Champions 2025 entre le Paris Saint-Germain et l’Olympique de Marseille, les Phocéens doivent composer avec une double incertitude majeure. Les blessures de Pierre-Emerick Aubameyang et d’Amine Gouiri sèment le doute sur la capacité offensive de l’OM pour ce premier choc de l’année. Du côté parisien, cette situation offre une opportunité stratégique à Luis Enrique pour prendre l’ascendant dès les premières joutes de 2025.

Un OM affaibli offensivement : un vrai tournant ?

La dernière trêve internationale n’aura pas apporté que de bonnes nouvelles à l’Olympique de Marseille. En plus d’un calendrier exigeant avec la réception de Nantes en Ligue 1, les hommes de Roberto De Zerbi doivent se projeter sur un affrontement sous haute tension contre le PSG, dans le cadre du Trophée des Champions, programmé le 8 janvier 2025. Pour ce match, deux de leurs cadres offensifs sont très incertains : Pierre-Emerick Aubameyang (touché à la cuisse) et Amine Gouiri (blessé à l’épaule).

Aubameyang, qui a connu une campagne écourtée à la Coupe d’Afrique des Nations avec le Gabon, souffre toujours d’une gêne musculaire. Selon le dernier communiqué de la Fédération gabonaise de football, l’attaquant marseillais présente encore des douleurs à la cuisse gauche, malgré son retour anticipé à Marseille. « Des examens cliniques sont faits au quotidien […] le dernier en date a confirmé la sensation de gêne », a précisé l’instance.

Quant à Gouiri, il n’a plus foulé les terrains depuis octobre et peine à reprendre un rythme compétitif. Même si sa blessure à l’épaule semble en voie de guérison, le staff médical olympien juge un retour imminent prématuré.

Un boulevard tactique pour Luis Enrique ?

Face à un OM privé de deux de ses atouts offensifs majeurs, le Paris Saint-Germain pourrait tirer bénéfice de cette situation. Luis Enrique, en quête d’un premier titre national en 2025 après la fin de l’ère Mbappé, a l’occasion rêvée d’imposer sa nouvelle dynamique collective. La force du PSG cette saison repose sur sa densité au milieu de terrain, son pressing haut et ses transitions éclaires, orchestrées par Ousmane Dembélé, Bradley Barcola et Marco Asensio.

Côté marseillais, l’absence possible d’Aubameyang et de Gouiri réduit considérablement leurs options de verticalité et de percussion face à une défense parisienne en nette progression. La défense centrale parisienne, stabilisée autour de Milan Škriniar et Lucas Hernandez, pourrait avoir moins à gérer en termes de profondeur et de vitesse, un atout majeur quand on connaît le profil tranchant de l’ancien Gunner.

Le Trophée des Champions, un enjeu psychologique pour 2025

Ce Trophée des Champions, organisé à Pékin dans le cadre de la stratégie internationale de la LFP pour promouvoir la Ligue 1 à l’étranger, ne sera pas qu’un simple match. Pour le PSG, il représente une première démonstration de force dans une saison post-Kylian Mbappé, où la redistribution des rôles est encore en cours. Pour l’OM, ce serait une prise de pouvoir symbolique face à l’ogre parisien.

Mais sans deux de ses pièces maîtresses en attaque, l’OM pourrait subir une entame d’année douloureuse. Roberto De Zerbi devra s’appuyer sur des éléments comme Iliman Ndiaye ou Vitinha, certes prometteurs, mais encore irréguliers. Dans ce contexte, le PSG doit saisir l’opportunité de marquer son territoire et affirmer le nouveau visage d’un collectif désormais moins dépendant des individualités et davantage orienté vers une identité de jeu claire.

Conclusion : le PSG en position idéale pour lancer 2025 ?

Après une phase aller marquée par une montée en puissance progressive, le Paris Saint-Germain aborde le Trophée des Champions en position de favori tant sur le plan mental que physique. L’incertitude entourant la santé d’Aubameyang et de Gouiri représente un avantage non négligeable pour Luis Enrique dans sa quête de domination nationale. Une victoire contre un OM diminué enverrait un signal fort à la concurrence, marquant les premières lignes d’une année 2025 que Paris veut inscrire sous le signe du renouveau et des trophées.

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