Alors que le Paris Saint-Germain s’apprête à ouvrir son année 2026 par une confrontation attendue face à l’Olympique de Marseille lors du Trophée des Champions, un premier bras de fer tactique semble déjà en cours entre Luis Enrique et Roberto De Zerbi. Et c’est Pierre-Emerick Aubameyang, l’attaquant phare marseillais, qui cristallise les débats.
Un choix crucial pour De Zerbi : préserver ou risquer Aubameyang ?
Le Trophée des Champions 2025, qui se disputera cette année le 8 janvier au Koweït, oppose comme à son habitude le champion de France en titre – le PSG – à son dauphin – l’OM. Une affiche électrique, au parfum de Clasico, qui met chaque entraîneur sous tension dès les premières heures de la nouvelle année.
À Marseille, la situation de Pierre-Emerick Aubameyang focalise l’attention. À 36 ans, le Gabonais sort d’un bref passage en sélection pour les qualifications à la CAN 2025. Touché physiquement et éliminé avec sa nation, Aubameyang est de retour prématuré à Marseille, épargnant ainsi le dernier match du Gabon contre la Côte d’Ivoire.
Selon L’Équipe, Roberto De Zerbi a décidé de le ménager face au FC Nantes en Ligue 1 ce week-end (dimanche à 15h), préférant assurer sa disponibilité pour le choc contre le PSG. Une stratégie révélatrice des enjeux de cette confrontation tant attendue.
Un PSG déjà stratégique : pression psychologique sur l’OM
Côté PSG, Luis Enrique continue de bâtir un collectif efficace malgré le départ de Kylian Mbappé au Real Madrid en juillet 2024. Les Parisiens, leaders incontestés en Ligue 1, comptent sur leur profondeur de banc et leur nouvelle dynamique collective symbolisée par des joueurs comme Bradley Barcola, Randal Kolo Muani ou encore Vitinha.
Le PSG semble envoyer un message clair à Marseille : chaque joueur doit être à 100 % s’il veut rivaliser. La compétition commence dès ce Trophée. Pour De Zerbi, le dilemme est donc évident : titulariser Aubameyang sans qu’il soit à 100 %, au risque de le perdre pour plusieurs semaines, ou le préserver et affaiblir son attaque face au plus grand rival ?
Le sélectionneur gabonais, Thierry Mouyouma, soutient pleinement la prudence de l’état-major marseillais : « Son cœur voulait, son âme voulait. Mais son corps ne pouvait pas » déclarait-il récemment à L’Équipe. Un discours qui illustre combien la santé du joueur prévaut pour éviter une fin de saison tronquée.
Un match déjà décisif pour la dynamique des deux équipes
Le Trophée des Champions n’a certes pas le prestige d’une phase finale de Ligue des Champions, mais le PSG sait combien ce match peut impacter psychologiquement une saison, notamment face à un rival comme l’OM. Luis Enrique, fin stratège, cherche à imposer une emprise psychologique en obligeant l’OM à faire des choix à contretemps.
Avec déjà un œil sur les échéances européennes (le Paris SG affrontera en 8e de finale de Ligue des Champions le Bayern Leverkusen en février), ce duel face à Marseille permet aussi à l’entraîneur parisien de tester des combinaisons offensives en grandeur nature.
Pour Aubameyang et l’OM, ce choc pourrait aussi conditionner leur début d’année. Une victoire contre le PSG dans un cadre prestigieux booste forcément les dynamiques internes. Une défaite, surtout sans Aubameyang, pourrait au contraire fragiliser la confiance.
Conclusion : Paris dicte le tempo, mais Marseille garde une carte à jouer
En ce début 2026, le Paris Saint-Germain confirme son statut de maître du tempo dans le football hexagonal. En obligeant Marseille à s’adapter, en forçant la prudence avec un joueur clé comme Aubameyang, le PSG prend de l’avance… avant même le coup d’envoi.
Mais attention : De Zerbi reste un technicien imprévisible, capable de sortir du chapeau une solution inattendue comme l’intégration de Iliman Ndiaye en faux neuf ou une montée en puissance de Vitinha (OM). Ce Trophée des Champions a le goût d’une vraie première bataille tactique. Premier round d’une année qui s’annonce explosive…