PSG – OM au Koweït : jackpot financier pour les deux clubs français

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par Maxime Nauzit

Le choc entre le Paris Saint-Germain et l’Olympique de Marseille ne cesse de faire couler de l’encre, et cette fois ce n’est pas sur la pelouse du Parc des Princes ou au Vélodrome, mais au beau milieu du Golfe Persique. Pour l’édition 2025 du Trophée des Champions, la LFP a opté pour une délocalisation inédite du duel vers le Koweït. Un choix hautement symbolique et stratégique, à la croisée des intérêts économiques et de la valorisation du football français à l’international.

Un duel de prestige monétisé à l’international

Le PSG et l’OM ne se contenteront pas de batailler pour un premier trophée cette saison, ils repartiront chacun avec un chèque de plus d’un million d’euros, selon les informations de La Provence. Une manne rendue possible par l’offre globale du Koweït, qui s’élève à 3,5 millions d’euros pour accueillir ce que la LFP considère comme « l’affiche la plus vendeuse du football français ».

Le Jaber Al-Ahmad International Stadium, plus grande enceinte du pays avec ses 60 000 places, abritera cette rencontre sous haute tension. Le Koweït coiffe ainsi au poteau la Côte d’Ivoire, l’Inde et même Oman, longtemps en pole position pour l’accueil de l’événement selon RMC Sport. Une démonstration de force du pays du Golfe, qui cherche à se positionner comme une place forte du sport international.

Ce choix s’inscrit pleinement dans la nouvelle logique de la Ligue de Football Professionnel (LFP) : dynamiser ses recettes en exploitant le potentiel international des grandes affiches. Avec Kylian Mbappé désormais au Real Madrid, la LFP mise plus que jamais sur la rivalité historique PSG–OM comme produit d’appel à l’étranger.

Objectif visibilité (et rentabilité) pour la LFP

Cette délocalisation intervient dans un contexte où la LFP cherche à maximiser la valeur commerciale du Trophée des champions, longtemps considéré comme un match de présaison sans véritable enjeu. En misant sur des diffuseurs internationaux et une mise en scène adaptée aux nouveaux marchés, l’instance française entend s’aligner sur la Supercoupe d’Espagne (délocalisée en Arabie Saoudite) et la Supercoppa d’Italia.

Comme l’a souligné Pablo Longoria, président de l’OM, le but est clair : « optimiser économiquement une compétition qui n’a pas encore trouvé la place qu’elle mérite sur l’échiquier international » (source : conférence de presse OM, mars 2025). Un point de vue partagé du côté parisien où la direction, désormais orchestrée par Luis Campos, voit également l’opportunité de renforcer la marque PSG à l’international.

Au-delà du simple aspect économique, cette initiative permet aussi au PSG – toujours en quête de leadership mondial en dehors de la présence de Mbappé – de conserver une exposition forte sur des marchés émergents, et de tester son attractivité sans son ex-capitaine star. Pour l’OM, le défi est double : briller sur le terrain et utiliser cette visibilité pour séduire investisseurs et sponsors étrangers.

Quelles conséquences sportives pour les deux clubs ?

Si la manne financière ne fait aucun doute, la question de la préparation sportive se pose. Ce déplacement au Koweït, prévu en janvier juste après la trêve hivernale et en pleine période de reprise, impose une logistique lourde et une adaptation climatique non négligeable. À noter que le Koweït prend en charge tous les frais logistiques, incluant transport et hébergement, ce qui permet aux staffs de focaliser leur travail sur le terrain.

Mais ce voyage intervient surtout dans un timing délicat. Pour le PSG, engagé sur plusieurs tableaux – notamment en Ligue 1, Ligue des Champions et potentiellement Coupe de France – la gestion du calendrier sera scrutée de près. Luis Enrique, malgré un effectif riche, devra soigneusement doser ses forces. Côté marseillais, Jean-Louis Gasset jouera gros sur ce match qui pourrait servir de révélateur pour ses ambitions nationales.

Les enjeux dépassent donc le simple cadre du match : visibilité, image de marque, retombées économiques et performances sportives sont au cœur de cette opération made in Golfe.

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