PSG – OM : Quels enseignements tirer des Tops et des Flops du Trophée des Champions ?

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par Maxime Nauzit

Le Classique a de nouveau tenu ses promesses. Ce jeudi 2 janvier 2025, le PSG et l’OM s’affrontaient à l’occasion du Trophée des Champions. Un choc électrique qui s’est soldé par une victoire parisienne à l’issue d’une séance de tirs au but haletante (2-2, 4-2 tab). Retour sur les joueurs qui ont brillé… ou déçu.

Les Tops du PSG : Dembélé dynamiteur, Chevalier sauveur

Ousmane Dembélé confirme son retour au premier plan. Aligné d’entrée par Luis Enrique, l’ailier tricolore a immédiatement mis la pression sur la défense marseillaise. Une interception haute, une accélération foudroyante, et une finition clinique dès la 7e minute pour ouvrir le score. Mais au-delà du but, c’est son activité offensive qui impressionne : trois frappes, dont deux cadrées, et une présence constante dans les un-contre-un. Dans un PSG en reconstruction post-Mbappé, Dembélé s’assume de plus en plus comme un leader technique.

Lucas Chevalier, l’assurance tous risques. Le jeune gardien, arrivé de Lille l’été dernier, a sans doute réalisé son match le plus référence sous le maillot parisien. Avec cinq arrêts décisifs, il a permis au PSG de rester en vie dans les moments creux. Mais c’est lors de la séance de tirs au but qu’il s’est véritablement mué en héros, en repoussant les tentatives de Clauss et Ndiaye. À seulement 23 ans, il montre déjà un sang-froid de vétéran au poste, validant les choix de Campos et Enrique de miser sur lui comme n°1 cette saison.

Côté OM : Greenwood brille, mais trop de failles défensives

Malgré la défaite, Mason Greenwood s’est illustré. Prêté par Manchester United, l’ailier anglais n’a pas manqué l’occasion de démontrer sa qualité de percussion. Sur le but égalisateur (26e), il prend la défense parisienne de vitesse, provoque un penalty face à Chevalier et le transforme lui-même sans trembler. Mobile, percutant et sans complexes, Greenwood a été le poison constant de la défense rouge et bleu jusqu’à sa sortie à la 70e minute. Il reste l’un des rares Marseillais à avoir répondu présent dans ce rendez-vous de prestige.

Les Flops : erreurs fatales et absences marquantes

Willian Pacho, une soirée à oublier. Le défenseur équatorien a vécu une rencontre contrastée. Solide à la relance et présent dans l’impact (4 duels gagnés sur 6), il pèche pourtant lourdement dans le domaine aérien. Il est surtout malchanceux sur le deuxième but marseillais : un but contre son camp peu académique qui permet à l’OM de passer devant avant la pause. Ce CSC ternit une copie défensive pourtant correcte — un cruel rappel que le diable se cache dans les détails au haut niveau.

Côté OM, Leonardo Balerdi a sombré. Capitaine du soir, le défenseur central argentin n’a jamais réussi à contenir les vagues offensives parisiennes. Trop souvent battu dans les duels (seulement 33% gagnés), il a peiné à sortir proprement les ballons et à guider sa ligne. Ce manque d’autorité a coûté cher, surtout face à un PSG aussi mobile. Avec ce type de prestation, sa légitimité en tant que patron de la défense phocéenne est sérieusement en question.

Enfin, Amine Gouiri n’a jamais été trouvé. L’attaquant passé par Rennes a erré, peu impliqué dans les circuits de passes, souvent isolé et inefficace (2 tirs, 1 cadré). Face à une charnière Marquinhos–Skriniar bien en place, il n’a jamais pesé et sort logiquement après 67 minutes décevantes. Une performance qui pose question sur son apport dans les grands matchs, lui qui peine encore à s’affirmer à l’OM.

Quel impact pour la suite de la saison ?

Cette victoire dans le Trophée des Champions offre une dose de confiance précieuse au PSG, en particulier pour Lucas Chevalier et Ousmane Dembélé, deux joueurs amenés à jouer un rôle crucial dans la campagne en Ligue des champions. Luis Enrique, qui mise sur la jeunesse et la verticalité, voit ses choix validés sous pression.

Côté marseillais, Jean-Louis Gasset va devoir tirer des leçons critiques. Les carences défensives persistent et certains cadres comme Balerdi ou Gouiri affichent une irrégularité problématique. L’OM doit corriger vite pour rester compétitif à tous les niveaux.

Cette rencontre confirme aussi que, même sans Mbappé, le PSG reste une équipe redoutable, capable d’élever son niveau dans les grands rendez-vous. Rendez-vous le 8 février prochain face à l’Olympique Lyonnais pour tester à nouveau cette dynamique.

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