Le Trophée des Champions 2025 restera gravé dans les mémoires, non seulement pour le suspense haletant offert par un PSG miraculé, mais surtout pour la sortie tonitruante d’une légende marseillaise. Alors que l’OM a livré une prestation intense face aux Parisiens, Éric Di Meco a lancé une accusation aussi cinglante qu’inattendue : selon lui, les joueurs de l’OM choisissent leurs matchs. Analyse d’une déclaration qui secoue la planète football.
Une finale sous tension… et un OM étonnamment conquérant
Jeudi soir, à Koweït City, l’Olympique de Marseille a bien failli créer l’exploit face au Paris Saint-Germain, champion d’Europe en titre. Avec une prestation pleine d’intensité et une agressivité retrouvée, les Phocéens pensaient avoir fait le plus dur à la 87e minute grâce à un but contre son camp de Willian Pacho. Mais c’était sans compter sur un sursaut parisien, conclu par Gonçalo Ramos à la 95e, avant une nette victoire du PSG aux tirs au but (4-1).
Du côté marseillais, si la déception prédomine, beaucoup saluent une performance digne des plus grandes confrontations OM-PSG de la décennie. Pourtant, cette intensité retrouvée n’a pas convaincu tout le monde…
Di Meco accuse : « Ils choisissent leurs matchs »
Au micro du Super Moscato Show sur RMC, Éric Di Meco, champion d’Europe 1993 avec l’OM, a craqué : « J’ai les nerfs ! Ils choisissent leurs matchs. Ne m’expliquez pas qu’entre dimanche contre Nantes et le match face à Paris, De Zerbi a fait un truc merveilleux en quatre jours pour qu’on voie cet OM-là.« .
Selon lui, la différence de motivation est flagrante entre les performances ternes en championnat (notamment face à Nantes, Toulouse ou Angers) et l’intensité incroyable montrée face au PSG : « Contre Nantes tu marches, contre Paris tu sautes dans les duels. On me dit que c’est la faute de l’entraîneur ? Non. Là, les mecs se sont transcendés parce que c’était Paris.«
Un message fort… et révélateur d’un mal plus profond ?
La déclaration de Di Meco met en lumière un phénomène malheureusement classique dans le football : la capacité de certaines équipes à surperformer lors des grands matchs, tout en plombant leur saison par manque de constance face à des adversaires réputés plus faibles. Une attitude qui, selon l’ancien latéral gauche, reflète un manque d’exigence structurel : « C’est un match en bois paraît-il… mais là, par miracle, on voit une équipe qui joue, pousse, frappe, s’arrache. Où était-elle la semaine dernière ?«
Le PSG, sauvé par son mental… et Gonçalo Ramos
Côté parisien, ce match confirme encore une fois l’ADN mental retrouvé sous Luis Enrique : bien que bousculé, le PSG n’a jamais cédé. L’entrée décisive de Ramos, buteur en fin de match, témoigne d’un collectif capable de se surpasser dans la difficulté. Dans le contexte post-Mbappé, ce genre de performance consolidée offre de réels motifs d’espoir dans la conquête des titres domestiques et européens.
Avec ce premier trophée de l’année, Paris continue d’asseoir sa domination nationale. Mais cette finale a aussi révélé une chose : même sans sa superstar partie au Real Madrid, le club de la capitale sait encore faire la différence dans les moments chauds.
Et maintenant ? L’OM entre regrets et ambitions
Pour l’OM, cette défaite pourrait bien servir de catalyseur. Di Meco ne le nie pas : « Tu as mis de la pression pendant 90 minutes, tu joues, tu marques… On a vu des mecs pleurer. Ça peut te construire. » À quelques jours d’un match de Coupe de France face à Bayeux (R1), Roberto De Zerbi devra canaliser cette énergie pour éviter un nouveau contraste criant entre grande affiche et match « lambda ».
C’est là que se jouera le vrai tournant de saison marseillais : seront-ils capables de répliquer cette intensité chaque semaine? Car pour revenir sur un PSG roi de la régularité, la constance est la clé. Et pour De Zerbi, ce Trophée des Champions est une piqûre de rappel, autant qu’un révélateur de potentiel collectif sous-exploité.