Le contexte a de quoi intriguer. Quelques jours seulement après une CAN décevante pour l’Algérie — marquée par une nouvelle élimination prématurée — Ilan Kebbal, laissé au placard par Vladimir Petkovic, est de retour sur le devant de la scène… en Coupe de France face au PSG. D’un banc algérien à l’ambiance froide aux projecteurs du Parc des Princes, le meneur de jeu du Paris FC s’offre une revanche express.
Une CAN cauchemardesque, un retour express en club
La Coupe d’Afrique des Nations 2024 restera sans doute un souvenir amer pour Ilan Kebbal. Malgré une belle première partie de saison avec le Paris FC (6 buts et 4 passes décisives en Ligue 2), le milieu offensif n’aura eu droit qu’à 11 petites minutes de jeu. Une gestion incompréhensible pour de nombreux observateurs algériens, d’autant que les Fennecs ont quitté la compétition dès la phase de groupes, humiliés par le Nigeria (1-0), synonyme de nouvelles remises en cause au sein de la fédération, comme l’a rapporté Onze Mondial.
Signe que l’ex-joueur du Stade de Reims veut rapidement tourner la page, Ilan Kebbal a rejoint dès son retour la préparation du 16e de finale de Coupe de France contre le Paris Saint-Germain. Descendu directement de l’avion à son retour du Maroc (où l’Algérie avait établi son camp), il a intégré le groupe du Paris FC pratiquement sans transition. Un saut de la CAN à une confrontation très attendue dans la capitale, comme une revanche personnelle à saisir.
Le Paris FC compte sur son maestro pour faire vaciller le PSG
Face à un PSG globalement en contrôle de sa saison — leader en Ligue 1, qualifié pour les huitièmes de la Ligue des Champions et bien lancé en Coupe de France — le Paris FC débarque avec l’étiquette de petit poucet… et l’envie de créer l’exploit. Si Kebbal ne devrait pas débuter la rencontre, Stéphane Gilli pourrait rapidement faire appel à son profil pour dynamiser ses phases offensives. D’après les indiscrétions du camp parisien, le coach du PFC miserait à nouveau sur un schéma défensif à cinq, couplé à un pressing haut, une stratégie qui a déjà embêté le PSG en championnat lors d’un match accrocheur (1-2).
Dans cette configuration, la vision et la technique de Kebbal pourraient s’avérer décisives, surtout face à un entrejeu parisien parfois mis sous pression lorsque Vitinha ou Ugarte sont absents ou hors de forme. Même si Luis Enrique a su apporter une stabilité tactique évidente depuis le départ de Kylian Mbappé pour le Real Madrid, le collectif du PSG reste perfectible sur certaines phases de transition défensive. C’est là que Kebbal, véritable métronome du PFC, peut tirer son épingle du jeu, notamment s’il entre lorsque les premières lignes sont fatiguées.
Un test pour Paris, un tremplin pour Kebbal ?
Ce huitième de finale symbolise deux dynamiques contrastées. D’un côté, un PSG sûr de ses forces qui aborde cette rencontre comme une étape vers le Stade de France, fort de ses ambitions nationales. De l’autre, un Paris FC en quête de notoriété et d’adrénaline, porté par la rage de ses éléments frustrés, à commencer par Kebbal.
Si la mise sur le banc du joueur algérien interroge encore, cette Coupe de France peut redevenir son terrain d’expression. Et quel meilleur théâtre que le Parc pour rappeler à tous — sélectionneur y compris — qu’il a encore beaucoup à offrir ? La confrontation de ce soir s’annonce moins déséquilibrée qu’il n’y paraît, surtout si Kebbal entre avec la détermination qu’on lui connaît.