OM : De Zerbi agacé par les fuites internes avant le choc face au PSG

Photo of author

par Maxime Nauzit

Le Classique est à nos portes, et l’OM arrive sur la pelouse du Parc des Princes dans un climat tendu. Avant ce crucial PSG – OM, Roberto De Zerbi, entraîneur de l’Olympique de Marseille, a livré une conférence de presse à haute intensité, dénonçant les fuites dans son vestiaire et mettant la pression sur ses joueurs. Une sortie qui en dit long sur son état d’esprit avant d’affronter un Paris Saint-Germain sûr de ses forces.

Un De Zerbi sous tension avant PSG – OM

Quand Roberto De Zerbi prend la parole, il ne fait pas dans la demi-mesure. C’est une habitude chez le technicien italien, et cette fois encore, il n’a pas mâché ses mots devant les journalistes présents ce vendredi. La cible : le départ annoncé du latéral droit Amir Murillo, dont l’attitude pose question. «Depuis décembre, il a un peu manqué d’envie», a-t-il déclaré, selon RMC Sport. Une critique franche, mais révélatrice de l’exigence que De Zerbi place sur ses troupes.

Et surtout, le coach marseillais en a ras-le-bol que les coulisses de son vestiaire se retrouvent dans les médias : «Après, à Marseille tout fuite. C’est normal dans les autres clubs, mais ici, tout sort en public». Pour lui, ces indiscrétions nuisent à la sérénité du groupe à l’approche d’un match capital. L’OM, actuellement à la lutte avec Monaco et Nice pour une qualification directe en Ligue des champions 2025-2026, ne peut plus se permettre de faux pas, surtout à Paris.

Manque d’envie, discipline et leadership : un coup de pression général

Au-delà de Murillo, c’est surtout un message collectif que De Zerbi a voulu faire passer. Il remet en cause l’engagement de certains joueurs, citant des défaites embarrassantes comme celle contre Bruges ou encore la contre-performance contre le Paris FC. Pour lui, le nerf de la guerre, c’est «la faim». Un mot revenu à plusieurs reprises au cours de la conférence.

Une exception ? Timothy Weah, l’ancien Parisien, que De Zerbi encense pour son engagement, même s’il reste perfectible techniquement. Cette référence n’est pas anodine : Weah incarne ce que le coach attend de ses troupes à l’approche d’un match comme celui contre le PSG, un adversaire redoutable, même sans Kylian Mbappé, désormais au Real Madrid.

Le poste de gardien, autre incertitude majeure

Autre dossier brûlant : le poste de gardien de but. Geronimo Rulli, critiqué pour ses erreurs répétées, reste soutenu par son coach malgré les performances irrégulières. Mais l’Italien a jeté un voile d’incertitude quant à sa titularisation : «Vous verrez dimanche. J’ai confiance dans mes deux joueurs», comprenez ici Rulli et son concurrent direct de Lange. Ce suspense maintenu pourrait s’avérer être un simple coup tactique pour troubler les plans de Luis Enrique, l’actuel entraîneur du PSG.

L’objectif pour l’OM est clair : revenir du Parc avec au moins un point, sous peine de voir la saison basculer définitivement du mauvais côté. Cette rencontre, déjà explosive par nature, prend donc une autre dimension, portée par la tension qui règne dans le vestiaire phocéen.

Un PSG en pleine confiance, un OM sous pression

Côté parisien, le PSG aborde ce Classique dans un climat bien plus serein. Forts d’une série de victoires convaincantes en Ligue 1 et en Ligue des champions, les hommes du coach Luis Enrique — salué pour son équilibre tactique et sa gestion collective sans Mbappé — n’ont pas montré de signe de faiblesse récemment. L’occasion est parfaite pour Paris d’enfoncer un rival fébrile, dont les tensions internes pourraient bien peser lourd mentalement dans ce duel.

En résumé, Roberto De Zerbi joue gros, très gros. Sa sortie médiatique est autant un recadrage qu’un appel à la révolte. Les projecteurs seront braqués dimanche soir sur le banc marseillais, autant que sur la pelouse du Parc. Reste désormais à savoir si ce coup de gueule saura mobiliser ses joueurs… ou précipiter la tempête.

Laisser un commentaire