Lucas Chevalier vit un début d’année 2025 particulièrement compliqué au Paris Saint-Germain. Entre perte de temps de jeu et pression croissante sur sa place en Équipe de France, le jeune gardien, arrivé à l’été 2024 en provenance du LOSC, voit ses ambitions remises en question. À quelques mois seulement de la Coupe du monde 2026, les voyants virent peu à peu au rouge.
Chevalier face à la concurrence : Safonov s’impose entre les poteaux
Recruté pour incarner le long terme dans les buts du PSG, Lucas Chevalier (24 ans) connaît l’un de ses premiers revers à Paris. En début de saison, l’international tricolore avait pourtant entamé son aventure parisienne avec une certaine régularité. Mais la dynamique s’est brutalement inversée. Matvey Safonov, de retour de blessure et particulièrement performant en Ligue 1 comme en Ligue des Champions, a repris son poste de titulaire, laissant Chevalier sur le banc.
Selon RMC Sport et L’Équipe, cette montée en puissance de Safonov n’est pas qu’un simple passage. Luis Enrique assume pleinement cette concurrence, la présentant comme « saine » lors d’une conférence de presse début mars. Pourtant, dans les faits, les rotations sont rares. En tête de la Ligue 1 avec 9 points d’avance sur Monaco et déjà éliminé de la Coupe de France, le PSG présente peu d’opportunités de temps de jeu pour son numéro deux. À moins d’un bouleversement en coupe d’Europe, Chevalier pourrait terminer la saison pratiquement sans rôle actif.
Une Coupe du monde 2026 qui s’éloigne
Le revers sportif à Paris n’est rien face à un enjeu autrement plus préoccupant pour Lucas Chevalier : la Coupe du monde 2026, qui se tiendra en Amérique du Nord. Appelé pour la première fois chez les Bleus en novembre 2024, où il avait été titularisé contre l’Azerbaïdjan, le natif de Calais semblait bien parti pour s’imposer comme doublure de Mike Maignan. Pourtant, le manque de compétition à Paris pèse lourd dans la balance.
Didier Deschamps et son staff surveillent attentivement la situation. Les options derrière Maignan se restreignent, entre un Brice Samba en perte de vitesse à Lens et un Alphonse Areola irrégulier à West Ham. Pourtant, Chevalier n’est pas assuré d’en profiter. Aujourd’hui, selon plusieurs sources proches du staff des Bleus, Jean Butez, impressionnant avec l’Union Saint-Gilloise, et Robin Risser, révélation de la saison avec Strasbourg, pourraient bouleverser la hiérarchie.
Un constat cruel pour Chevalier, dont le maintien dans la short-list des Bleus dépend d’un retour rapide en grâce au PSG. À l’heure actuelle, cet objectif paraît compromis tant Safonov répond présent dans les grands soirs, notamment sur la scène européenne. Paradoxalement, c’est l’ambition parisienne en Ligue des Champions qui pourrait sceller son sort.
Quelles perspectives pour la fin de saison ?
Malgré sa situation, le club conserve une approche mesurée. Lors d’un entretien accordé à Canal+ Sport en février dernier, Luis Enrique déclarait : « Ce projet inclut des phases d’apprentissage pour chacun. Lucas est un très bon gardien, il aura sa chance. » Une déclaration réconfortante… mais qui reste, pour l’instant, lettre morte.
Alors que la fin de saison approche, Chevalier devra saisir la moindre opportunité, même ponctuelle, pour faire valoir son talent. Une absence prolongée des terrains pourrait non seulement lui coûter sa place au PSG à moyen terme, mais aussi un ticket pour la Coupe du monde 2026. Au Paris Saint-Germain comme en Équipe de France, le compte à rebours est lancé.