Dans quelques jours, le Paris Saint-Germain retrouve l’OM pour disputer le Trophée des Champions 2025, organisé exceptionnellement au Koweït. Mais du côté marseillais, les voyants sont au rouge. Trois absents de marque viennent bouleverser les plans de Roberto De Zerbi : Arthur Vermeeren, Nabil Nadir et Nayef Aguerd manqueront très probablement à l’appel. Un contexte qui pourrait renforcer l’ascendant psychologique du PSG.
Marseille à la peine : trois absences lourdes de conséquences
L’OM arrive au Koweït en terrain miné. Lors de la dernière journée de Ligue 1 face au FC Nantes, la formation phocéenne a connu un naufrage tactique et disciplinaire. Dès la première mi-temps, Arthur Vermeeren a été expulsé pour un tacle mal maîtrisé, laissant ses coéquipiers à dix. En deuxième période, son remplaçant, Nabil Nadir, a écopé de deux avertissements en quelques minutes, scellant un après-midi cauchemardesque pour les Olympiens.
Évidemment, ces deux exclusions ont des conséquences directes sur la finale du Trophée des Champions. Vermeeren et Nadir sont automatiquement suspendus et ne pourront pas faire partie du groupe marseillais. Mais ce n’est pas tout : Nayef Aguerd, pilier de la défense centrale, participe actuellement à la CAN avec le Maroc. La sélection marocaine disputait ce week-end son huitième de finale contre la Tanzanie. Même en cas d’élimination précoce (ce qui serait un séisme à Rabat), les délais logistiques rendent sa participation face au PSG quasiment impossible.
Roberto De Zerbi doit donc se priver de deux milieux relayeurs et de son leader défensif. Une équation assez complexe à résoudre, surtout face à un PSG en pleine montée en puissance depuis son retour de trêve.
Le PSG peut-il capitaliser sur cet avantage ?
De son côté, le Paris Saint-Germain de Luis Enrique arrive dans cette confrontation avec un groupe quasiment au complet. Fortement renouvelé depuis le départ de Kylian Mbappé au Real Madrid à l’été 2024, le PSG a su rebâtir une dynamique collective impressionnante. Les recrues comme Bradley Barcola, Kang-In Lee ou encore Manuel Ugarte prennent de plus en plus de place dans le onze type. Et, surtout, l’alchimie entre lignes semble plus que jamais au rendez-vous.
Ce contexte favorable fait du PSG le grand favori. Mais attention au piège : malgré les absents, l’OM reste un adversaire structuré, capable d’élever son niveau sur un match couperet. Marseille cherchera à répondre avec une grosse intensité, notamment dans les couloirs où Jonathan Clauss et Renan Lodi seront attendus pour compenser le manque axial.
Côté parisien, Luis Enrique pourrait choisir d’intensifier ses transitions rapides pour exploiter les déficits marseillais au cœur du jeu. Sans Aguerd pour relancer proprement ni Vermeeren pour couper les circuits adverses, le milieu de l’OM pourrait très vite être submergé par la vivacité parisienne.
Un enjeu mental et symbolique fort
Ce Trophée des Champions 2025 dépasse le simple enjeu d’un titre de plus au palmarès. Il s’agit aussi du premier duel PSG – OM de l’ère post-Mbappé. Pour Paris, une victoire nette viendrait renforcer l’idée que le club reste au sommet malgré la perte de son leader charismatique. Pour Marseille, arracher un succès malgré les absents serait un immense symbole de résilience et de cohésion.
Les absences côté marseillais modifient donc en profondeur la physionomie du match, mais elles ne garantissent en rien une victoire automatique parisienne. Le football reste imprévisible, surtout dans les chocs nationaux. Néanmoins, sur le papier, Luis Enrique a toutes les cartes en main pour démarrer 2025 par un trophée… et faire passer un message fort à ses concurrents européens : le PSG est prêt à conquérir, avec ou sans Mbappé.