Walter Sabatini dézingue Véronique Rabiot : un passé tendu entre la mère d’Adrien Rabiot et le PSG refait surface

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par Maxime Nauzit

Véronique Rabiot, mère et représentante historique d’Adrien Rabiot, refait parler d’elle, et pas pour les meilleures raisons. Après avoir ciblé Nasser Al-Khelaïfi et le PSG dans l’émission “Complément d’Enquête”, l’emblématique agent-mère est à nouveau vivement critiquée. Cette fois, c’est Walter Sabatini, ancien directeur sportif de l’AS Roma, qui s’est exprimé dans la presse italienne – et le moins que l’on puisse dire, c’est que cela décoiffe !

Une tension historique entre Véronique Rabiot et le PSG

Le climat entre la famille Rabiot et la direction parisienne n’a jamais été au beau fixe. Déjà durant son passage au PSG, Adrien était régulièrement au cœur des polémiques, notamment à cause de la manière très engagée (voire intrusive) dont Véronique gérait sa carrière. Déclarations controversées, exigences salariales élevées, tensions avec la direction sportive : elle ne laissait personne indifférent au Camp des Loges.

Son retour dans l’actualité, après l’émission Complément d’Enquête diffusée jeudi soir sur France 2, n’a pas tardé à susciter de nouvelles réactions virulentes. Dans ce reportage, elle pointe du doigt le président Nasser Al-Khelaïfi, évoquant des façons de faire qu’elle juge opaques dans la gestion du club. Une charge qui n’est pas passée inaperçue, alors que le PSG tente de faire table rase du passé post-Mbappé et de reconstruire un vestiaire plus apaisé.

Walter Sabatini réagit : un transfert avorté et des regrets amers

Interviewé par La Gazzetta dello Sport, Walter Sabatini, figure respectée de la direction sportive en Italie, a livré un témoignage accablant sur ses tentatives passées de recruter Adrien Rabiot à la Roma. Selon lui, l’attitude de Véronique Rabiot a tout simplement fait capoter l’opération :

« Le seul vrai grand regret, c’est Rabiot, c’est entièrement la faute de sa mère, Véronique. […] Elle est devenue folle quand elle a appris que je ne pouvais pas le prendre gratuitement après avoir déjà donné plus de 30 millions au PSG pour Marquinhos. Elle détestait le PSG mais voulait probablement obtenir la prime du transfert en plus des 3 millions de commission. »

Des propos tranchants, qui soulignent l’importance cruciale des relations agents-club dans la réussite (ou l’échec) d’un transfert au très haut niveau. Sabatini laisse même entendre que son assistant, Frederic Massara, était gêné au point d’édulcorer les insultes prononcées pendant les échanges…

Un modèle de gestion contesté, mais une stratégie assumée

En se positionnant comme garante des intérêts de son fils, Véronique Rabiot a toujours revendiqué une implication totale dans sa carrière. Cela s’est traduit, au fil du temps, par des conflits ouverts avec le PSG, notamment sur la gestion des temps de jeu, les négociations contractuelles ou encore les choix sportifs. Le départ d’Adrien en fin de contrat en 2019 vers la Juventus, après plusieurs mois sans jouer à Paris, en est l’illustration la plus marquante.

Cette stratégie s’est avérée payante sur certains aspects – Rabiot est devenu un joueur cadre à la Juve et désormais à l’OM – mais elle a aussi laissé des traces profondes entre la famille Rabiot et le PSG. Dans une période où le club parisien mise sur un collectif soudé, des jeunes en développement (Zaïre-Emery, Barcola, Yoro bientôt ?) et une baisse de l’influence des « clans », cette gestion individualiste incarne un passé dont le club semble vouloir tourner la page.

Quel impact pour le PSG aujourd’hui ?

Si cette affaire prend racine dans le passé, elle résonne fortement avec le positionnement actuel du club : plus de discipline, une hiérarchie claire et un vestiaire en reconstruction après l’ère Mbappé. Le témoignage de Sabatini, relayé dans la presse italienne, vient rappeler que les visages médiatiques comme Véronique Rabiot ont longtemps influencé la stratégie du PSG – parfois au détriment du projet collectif.

Cette sortie médiatique remet brièvement en lumière une époque à laquelle le PSG semblait tiraillé entre star system, clans familiaux et tensions internes. Aujourd’hui, sous la houlette de Luis Enrique et avec le soutien du nouveau directeur sportif Luis Campos, le club affiche une direction plus stabile, plus structurée. Ce rappel du passé permet de mesurer le chemin restant à parcourir pour bâtir un PSG enfin libéré de ses vieux démons.

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