Après une victoire haletante contre Dunkerque (4-2), synonyme de qualification en finale de la Coupe de France, le Paris Saint-Germain peut souffler : le sprint final est bien lancé. En pleine forme, les hommes de Luis Enrique affichent une dynamique conquérante, avec un Marquinhos toujours plus leader dans les moments décisifs. Le capitaine parisien s’est exprimé au micro de beIN Sports, saluant l’évolution d’Ousmane Dembélé et rappelant les exigences des matchs à venir.
Une victoire arrachée, mais des enseignements riches
Face à une valeureuse équipe de Dunkerque, pensionnaire de Ligue 2, le PSG s’est fait violence. Mené au score, le club de la capitale a renversé la situation pour s’imposer 4-2, validant ainsi son billet pour la 21ᵉ finale de Coupe de France de son histoire. Si Luis Enrique a pointé un « match bizarre » (source : Conférence de presse post-match), Marquinhos, lui, a vu bien plus qu’un simple sursaut : « C’était un match difficile qu’on attendait. Ne pas encaisser en début de match était crucial. Cette opposition nous a permis de travailler sur des aspects essentiels comme le courage et l’intensité », a-t-il déclaré à beIN Sports.
Ce genre de match piège, typique des compétitions nationales, offre bien plus que l’occasion de faire tourner l’effectif. Il agit comme un révélateur de mentalité pour un groupe qui vise le triplé : Ligue 1, Coupe de France et Ligue des champions. Cette victoire met en lumière une réalité : Paris n’a pas seulement du talent, il a désormais des ressorts mentaux.
Dembélé en pleine ascension : un joker bientôt indispensable
S’il a parfois agacé par son irrégularité, Ousmane Dembélé semble enfin prêt à se stabiliser sous les ordres de Luis Enrique. Auteur d’un but face à Dunkerque, le numéro 10 parisien confirme sa montée en puissance au moment où les matchs à enjeu s’enchaînent. Marquinhos ne s’y trompe pas : « Il a trouvé le chemin des filets et ça fait plaisir. On connaît sa qualité. Il a une bonne mentalité, travaille beaucoup, et maintenant il est récompensé », a-t-il salué.
Dembélé dépasse aujourd’hui Kylian Mbappé (désormais au Real Madrid) en termes de régularité dans le pressing et l’effort collectif. Son impact sur la récupération haute et les déséquilibres créés dans le dernier tiers deviennent des armes clés pour le PSG de Luis Enrique, à la recherche d’équilibre entre verticalité et possession. Si l’ancien Barcelonais continue sur cette voie, il pourrait bien être le facteur X du sprint final.
Un printemps en feu : Paris joue sur tous les tableaux
Avec une finale de Coupe de France en poche, un quart de finale de Ligue des champions en approche face à Aston Villa, et une avance confortable en Ligue 1, le PSG vit peut-être l’une de ses meilleures fins de saison depuis l’ère QSI.
Marquinhos l’a bien résumé : « C’est une fin de saison comme ça qu’on veut. Une très bonne semaine avec une finale, un quart de LDC… Quand on commence en août, on ne peut pas espérer mieux. Mais le plus dur commence maintenant : ne pas se relâcher. »
Les mots du capitaine résonnent comme une alerte. Passer à côté d’un match en avril peut ruiner une saison. La profondeur d’effectif, la complémentarité entre les cadres (Donnarumma, Hakimi, Vitinha) et les éléments en feu comme Dembélé ou Barcola, seront déterminants. Luis Enrique, qui prône un football total, mise désormais sur un groupe en pleine osmose physique et mentale.
Le PSG semble être arrivé au printemps dans un état que peu de grandes équipes d’Europe peuvent revendiquer. Encore faut-il transformer ce potentiel en titres concrets : un défi que Marquinhos et les siens semblent prêts à relever.