La finale de la Coupe de France entre le Paris Saint-Germain et le Stade de Reims promet un choc autant sur la pelouse qu’en coulisses. Et pour cause : Jean-Pierre Caillot, président emblématique de Reims, a décidé de rallier le Stade de France à vélo. Un défi original et symbolique, à la hauteur de l’événement qui se profile, 48 ans après la dernière finale du club champenois.
Un défi cycliste plein de symboles pour Caillot
Jean-Pierre Caillot l’avait annoncé presque sur le ton de la plaisanterie. Mais après la qualification historique de Reims en finale de la Coupe de France, il a choisi de transformer sa promesse en réalité : faire les quelque 150 kilomètres entre Reims et le Stade de France à vélo.
« J’irai au Stade de France à vélo », a-t-il confirmé dans L’Union. Fervent défenseur d’un engagement collectif, Caillot envisage même de constituer un peloton « pour porter tous ensemble les couleurs rémoises jusqu’à Saint-Denis ».
Ce défi n’est pas qu’une anecdote : il illustre la transition d’un rêve à une réalité pour un club qui avait sombré dans l’anonymat avant de retrouver les cimes du football français. « J’ai pensé aux Rémois, à ceux qui ne sont plus là, à ce que notre club a traversé », a confié Caillot avec une sincère émotion. Une déclaration reprise par France Bleu.
Une amitié assumée avec Nasser Al-Khelaïfi
Arrivé à vélo ou en berline présidentielle, Caillot et Nasser Al-Khelaïfi se retrouveront dans l’arène du Stade de France. Les deux présidents entretiennent une relation de respect mutuel et d’amitié assumée. Dans un climat tendu autour des droits TV, où Al-Khelaïfi a été visé pour sa double fonction de président du PSG et de beIN Sports, Caillot n’a pas mâché ses mots pour le défendre.
« Il y a eu un appel d’offres avec une concurrence réelle. Il s’est toujours mis en retrait quand il le fallait. Nasser ou beIN, ce sont 140 millions d’euros… À qui profite vraiment la polémique ? », s’est-il interrogé dans une sortie relayée par France Bleu.
Un soutien rare et précieux dans un milieu souvent divisé, qui en dit long sur les réseaux d’influence au sein du football français. En coulisses, le soutien de Caillot à Al-Khelaïfi pourrait bien renforcer les alliances au sein de la LFP, alors que les débats sur les droits médiatiques restent brûlants à l’approche de la redistribution.
PSG – Reims : un choc de styles et de statuts
Si côté parisien, la finale est un objectif quasi permanent, elle représente pour Reims un événement historique. Opposé à un PSG toujours en quête de triplé national (Ligue 1, Coupe de France, Ligue des Champions), Reims s’avance fièrement avec la statistique qui fait sourire : « On est le seul club à avoir fait deux fois match nul contre Paris cette saison », rappelle Caillot. Effectivement, les deux confrontations en Ligue 1 se sont conclues par des partages de points — un exploit notable à l’heure de la domination parisienne.
Finalement, cette rencontre incarne un symbole du football français : entre la puissance de feu parisienne, même post-Mbappé, et la combativité d’un club en pleine renaissance, l’opposition s’annonce intense. Caillot, lui, résume la mentalité rémoise d’une formule percutante : « On ira, et on n’y ira pas en victime. »
Rendez-vous le 24 mai au Stade de France pour ce que certains surnomment, sur un ton mêlant humour et affection : le « JonBierico » – contraction imagée du Jonquet-Biernat, hommage aux légendes rémoises, et clin d’œil à une bataille des extrêmes du foot hexagonal.