Sanctions contre le PSG : Véronique Rabiot fustige la LFP et parle de traitement de faveur

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par Maxime Nauzit

Le Classique PSG-OM du 16 mars dernier n’a pas fini de faire couler de l’encre. Alors que sur le terrain, les hommes de Luis Enrique s’étaient imposés 3-1 dans un match bouillonnant, c’est désormais en dehors des pelouses que le dossier fait polémique. Au cœur de la tempête : les sanctions infligées au Paris Saint-Germain après les banderoles injurieuses visant Adrien Rabiot et sa mère, Véronique Rabiot, dans les tribunes du Parc des Princes.

Des sanctions jugées trop légères

Le 19 avril, soit plus d’un mois après les incidents, la commission de discipline de la LFP infligeait au PSG une amende de 20 000 euros et la fermeture partielle de la tribune Auteuil pour un match. Une décision tardive et insuffisante selon Véronique Rabiot, qui a exprimé son mécontentement dans L’Équipe de Greg (source : L’Équipe, 22 avril 2024).

« Scandaleux », « pas à la hauteur » : elle n’a pas mâché ses mots en qualifiant cette réponse disciplinaire. Selon elle, cette sanction est symbolique et ne traduit en rien la gravité des propos tenus. « On a laissé au PSG le week-end libre pour fêter le titre », dénonce-t-elle, pointant du doigt un calendrier calibré sur les besoins du club de la capitale.

Une justice à deux vitesses ?

En filigrane, Véronique Rabiot accuse la Ligue de Football Professionnel d’appliquer une « justice à deux vitesses ». Selon elle, le PSG bénéficierait d’un traitement de faveur là où d’autres clubs écoperaient de sanctions bien plus sévères. Elle cite notamment l’exemple de Montpellier, dont la tribune Étang de Thau a été fermée jusqu’à fin juin à la suite d’incidents similaires.

Cette comparaison souligne les possibles incohérences dans l’application des régulations disciplinaires. En termes d’image, ces accusations pèsent lourd pour la LFP, déjà critiquée par le passé pour un manque de constance dans ses décisions.

Véronique Rabiot a annoncé lancer une pétition, assortie d’un dépôt de plainte, pour dénoncer cette gestion qu’elle juge partiale. Elle réclame une interdiction nationale des banderoles injurieuses, soulignant la nécessité de mieux protéger les joueurs et leurs familles, quelles que soient les rivalités sur le terrain.

Quel impact pour le PSG sur le plan sportif ?

Sur le terrain, ces sanctions auront un impact limité pour le PSG — une seule tribune fermée, et seulement pour un match. Toutefois, d’un point de vue institutionnel, le club de la capitale se retrouve une fois de plus sous le feu des critiques concernant son influence supposée sur les instances dirigeantes du football français.

Ce dossier rappelle à quel point l’image du PSG, souvent perçue comme surpuissante en Ligue 1, peut être source de tensions. Pour Luis Enrique et son staff, le challenge est de maintenir une concentration maximale dans une fin de saison où chaque détail comptera, notamment en Ligue des Champions où les Parisiens demeurent engagés.

Derrière cette affaire se cache un enjeu plus profond : celui de l’équité perçue dans le football français. Si le PSG souhaite continuer à faire progresser son image à l’international, ces polémiques doivent rapidement trouver une résolution claire et équitable.

Conclusion : vers une clarification nécessaire ?

Entre sensation d’injustice et gestion contestée, l’affaire Rabiot-LFP résonne comme un signal d’alerte dans le paysage footballistique français. Le PSG, déjà scruté pour sa puissance économique et ses performances sportives, doit également gérer les conséquences extra-sportives induites par son statut. Si la parole de Véronique Rabiot a éveillé les consciences, c’est maintenant à la LFP de démontrer qu’elle applique des règles homogènes, quelles que soient les couleurs du maillot.

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