OL – PSG : la Direction de l’arbitrage défend Benoît Bastien et éteint la polémique

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par Maxime Nauzit

Dimanche soir, le choc entre l’Olympique Lyonnais et le Paris Saint-Germain s’est soldé par une victoire parisienne (2-3), au terme d’un duel tendu et électrique. Si le PSG a confirmé sa bonne dynamique et consolidé sa première place en Ligue 1, la rencontre a été marquée par une série de décisions arbitrales controversées, vivement critiquées par les Lyonnais. Mais après analyse, la Direction de l’arbitrage (DA) a tranché : aucune erreur manifeste n’a été commise par l’arbitre Benoît Bastien ni par le VAR Jérôme Brisard.

Une main de Zabarnyi ? Le VAR en conformité avec le protocole

Premier fait de jeu pointé du doigt : un corner frappé par Moreira, où le ballon semble frôler la main gauche d’Illia Zabarnyi. L’Olympique Lyonnais réclame un penalty avec insistance, mais le VAR ne bronche. D’après les éléments relayés par L’Équipe, Amaury Delerue, responsable de l’arbitrage en Ligue 1, indique que « le VAR a respecté le protocole de l’IFAB ». Aucun angle ne permet de confirmer de façon certaine qu’une main a effectivement altéré la trajectoire du ballon.

Résultat : pas de penalty, et pas d’intervention du VAR, car aucune erreur manifeste n’a été détectée. Le PSG peut respirer, tandis que les protestations lyonnaises, bien que compréhensibles à chaud, semblent ici infondées selon les standards internationaux de l’arbitrage.

Vitinha-Tessmann : duel musclé mais interprétation défendable

La récupération musclée de Vitinha sur Tessmann, juste avant le deuxième but parisien, fait partie des actions les plus débattues du week-end. Le Portugais touche clairement le ballon, mais percute également le genou de son adversaire. Si certains estiment qu’il y avait faute et donc but à annuler, la DA adopte un ton nuancé : « On est en zone grise », reconnaît Amaury Delerue.

Autrement dit : les éléments de contact existent, mais comme le ballon est joué en premier et que l’intensité de la faute ne justifie pas une intervention VAR sans certitude, la décision de Benoît Bastien est jugée cohérente. Cette interprétation, bien que sujette à débat, montre la difficulté de statuer sur des actions à la limite, où le ressenti de l’arbitre central reste déterminant.

Lee Kang-in, Tagliafico et la gestion des sanctions : rien à redire

Autre moment de tension : après que Tagliafico touche le poteau sur une action offensive, Lee Kang-in le frôle légèrement du pied dans l’élan de sa frappe. Là encore, les Gones réclament un penalty. Verdict de la Direction de l’arbitrage ? « Le contact est naturel et n’empêche pas Tagliafico de poursuivre son action ». Pas de penalty donc, ni d’intervention du VAR, car l’action est jugée anodine au regard du jeu.

Côté discipline enfin, le deuxième carton jaune adressé à Tagliafico dans le temps additionnel est validé sans réserve par la DA. Ce carton rouge, « incontestable » selon les dirigeants de l’arbitrage français, clôt une soirée difficile pour le latéral argentin et pour l’OL dans son ensemble.

Quel impact pour le PSG dans la course aux titres ?

Cette victoire à Lyon est bien plus qu’un simple succès comptable pour les hommes de Luis Enrique. Elle confirme la capacité du PSG version post-Mbappé à gérer la pression dans un contexte hostile. Si les débats autour de l’arbitrage ont quelque peu éclipsé la performance collective, le club parisien affiche une solidité mentale précieuse, même lorsque le climat est électrique.

En Ligue 1, chaque point compte dans une course au titre encore disputée avec Monaco et Nice. Mais sur la scène européenne, cette maîtrise émotionnelle pourrait faire la différence lors des rencontres couperets. Car le PSG n’a pas seulement gagné à Lyon : il a traversé la tempête sans sortir de ses principes de jeu… et sans sanction majeure.

Finalement, les polémiques arbitrales n’auront été que des ombres passagères. Le verdict est tombé : Benoît Bastien n’a pas failli. Place désormais au football.

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