Le PSG féminin a vu le trophée de la Coupe de France s’envoler ce samedi après-midi à Calais. Face à son rival francilien, le Paris FC, les joueuses de Fabrice Abriel ont buté sur une équipe solide et déterminée, emmenée par une Gaëtane Thiney toujours aussi influente. Dans un match verrouillé (0-0), la décision s’est faite aux tirs au but, où les Rouge et Bleu ont flanché.
Une finale fermée au Stade de l’Épopée
Ce derby 100 % parisien avait tout pour faire des étincelles. Et pourtant, durant les 92 minutes de jeu (90 minutes plus le temps additionnel), aucun but n’a été inscrit entre les deux formations. Le Paris FC, sous la houlette expérimentée de Sandrine Soubeyrand, a parfaitement contenu les assauts du PSG, qui a manqué d’efficacité malgré la possession de balle.
Le Stade de l’Épopée, à Calais, a donc été le théâtre d’un bras de fer tactique. Du côté parisien, le système de Fabrice Abriel a peiné à trouver des espaces face à un bloc bien resserré. L’absence d’une vraie créativité dans les 30 derniers mètres a été criante. Et quand les offensives parvenaient à se déployer, les dernières passes faisaient souvent défaut.
Pour le Paris FC, cette discipline défensive, alliée à des transitions rapides, a permis de tenir en respect une équipe du PSG pourtant mieux armée sur le papier. Le duel offensif a notamment vu Clara Matteo (PFC) rater son penalty lors de la série fatidique, mais la suite allait tourner en faveur des partenaires de Kaja Korosec, impériale sur son tir au but.
Une séance de tirs au but cruelle pour le PSG
En l’absence de filets tremblants durant le temps réglementaire, la décision s’est faite aux tirs au but : un exercice où tout repose sur le mental. Le PSG a vu sa cinquième Coupe de France lui échapper après l’échec douloureux de Jade Le Guilly, l’unique raté côté parisien.
Cette défaite est lourde de conséquences pour les Parisiennes. Avec un titre qui s’envole et une deuxième place en D1 Arkema – loin derrière l’OL – c’est une saison une nouvelle fois marquée par l’amertume des places d’honneur. Fabrice Abriel devra analyser les failles affichées sur cette finale : manque de tranchant offensif, absence de prise de risque dans les zones-clés, et une profondeur de banc pas toujours au niveau dans les grands rendez-vous.
Côté Paris FC, c’est une immense satisfaction. Ce trophée constitue la troisième Coupe de France remportée dans l’histoire du club, après celles de 2010 et 2011, sous les couleurs du FCF Juvisy – ancêtre du PFC. Le projet ambitieux mené par Sandrine Soubeyrand depuis 2018 devient de plus en plus concret, avec aussi une qualification régulière en Ligue des champions et désormais une vraie confiance collective à gérer les temps forts… et faibles.
Un coup d’arrêt pour le PSG, une dynamique en marche au Paris FC
Le PSG féminin doit désormais regarder devant : il reste encore un choc contre l’OL à gérer en championnat, et une intersaison à préparer avec de potentielles arrivées et départs. L’absence de titres cette saison risque de relancer certains questionnements sur la direction sportive, la stratégie à long terme et le plafond de verre qui empêche encore Paris de bousculer sérieusement l’OL sur la durée.
Pour le PFC en revanche, cette victoire confirme une progression continue. Entre montée en puissance collective, jeunes talents émergeants et esprit de groupe fort, le club du sud de la capitale s’offre un signal fort envoyé au reste du football français… et au PSG. Car désormais, le Paris FC n’est plus l’outsider discret, mais bien un rival sérieux dans le paysage hexagonal.
Cette finale en dit long sur les dynamiques inversées de cette fin de saison : quand l’une accumule les regrets, l’autre construit une ambition tangible sur des fondations solides.